La colline de Montjuïc : un promontoire au patrimoine exceptionnel
Haute de 184 mètres, la colline de Montjuïc dont le nom qui signifie colline des juifs en catalan ancien pourrait provenir de la déformation du latin Mons Jovicus (soit la colline de Jupiter) ou, selon l’hypothèse la plus communément admise, découler de la présence du plus important cimetière juif d’occident du Moyen-Age, se dresse au sud-ouest de la vieille-ville de Barcelone.
Célèbre pour sa citadelle qui domine la cité et pour ses multiples monuments érigés ultérieurement sous l’impulsion de grands projets tels que l’Exposition Universelle de 1929 et les Jeux olympiques de 1992, ce promontoire verdoyant qui est passé à la postérité à la fin du XVIIIe siècle lorsque Jean-Baptiste Joseph Delambre et Pierre Méchain l’ont choisi comme point le plus méridional pour effectuer leur mesure d’une portion de l’arc du méridien de Paris qui permit l’élaboration du système métrique, peut être grossièrement divisé en quatre zones.
Ainsi, tandis que le nord-ouest de la colline concentre les édifices de l’Exposition Universelle, le centre-ouest accueille le principal site olympique et le Jardin botanique, le sud-ouest un vaste cimetière et l’est la citadelle ainsi que de nombreux jardins.
Section nord-ouest : plongée dans l’univers de l’Exposition Universelle de 1929
Conçue comme la porte d’entrée de l’Exposition, la place d’Espagne canalise les regards des visiteurs vers l’avenue María Cristina par l’entremise des façades courbes des bâtiments de la Foire qui l’encadrent, tel un « entonnoir ». Bordée par ces immenses constructions ainsi que par le palais de la Métallurgie et le palais des Congrès, cette voie dont le point de départ est matérialisé par deux tours d’inspiration vénitienne situées de part et d’autre de la chaussée conduit vers une esplanade qui s’étend au pied des majestueux escaliers bordés de fontaines qui mènent au Palacio Nacional.
Jouxté de plusieurs édifices à l’architecture audacieuse dont le Caixaforum et la reconstitution du Pavillon allemand, cet espace est occupé en son centre par la Fontaine magique de Montjuïc qui a été conçue pour mêler les jeux d’eau et de lumière. Composée d’un grand bassin elliptique, celle-ci constitue l’élément majeur de spectacles aujourd’hui accompagnés de musique qui mettent conjointement en scène les bassins et cascades qui bordent les escaliers d’accès au palais ainsi qu’une série de jets d’eau disposés de chaque côté de l’avenue.
Situé immédiatement derrière le palais de la Métallurgie, le Caixaforum est un centre culturel et éducatif installé dans les locaux réhabilités de l’ancienne fabrique textile Casaramona.
Pensée pour permettre une circulation optimale des marchandises, cette manufacture de style moderniste entièrement bâtie en brique est une construction basse parcourue de rues intérieures qui accueille aujourd’hui des salles d’exposition, une médiathèque, un auditorium, un restaurant ainsi que des salles de classe aménagées dans ses deux tours carrées.
Dénué d’une quelconque utilité commerciale, le pavillon imaginé et construit par Ludwig Mies van der Rohe pour le compte de la jeune République de Weimar est une structure de taille réduite aux formes simples installée sur une parcelle tranquille qui s’est imposée comme une référence incontournable de l’architecture moderne, en permettant à l’architecte d’expérimenter sans contrainte des concepts novateurs.
Accessible par un petit escalier latéral, le Pavillon allemand qui se compose d’un socle de travertin où prennent place un bassin rectangulaire au fond tapissé de galets, un bâtiment au toit plat soutenu par huit poteaux cruciformes en acier et un petit bassin dans lequel se dresse une statue de femme en bronze, assure la promotion du concept de plan libre qui consiste à décharger les murs de leur fonction porteuse pour ne plus constituer que des cloisons qui structurent l’espace intérieur et rejette le principe de séparation stricte entre intérieur et extérieur par l’emploi de panneaux de verre en guise de parois périphériques.
Edifié sur un emplacement dont seules certaines limites extérieures sont matérialisées par des murs, ce bâtiment aux cloisons de marbre, uniquement formé d’une combinaison de plans, a été doté d’un mobilier minimaliste qui se limite à des chaises, un rideau rouge et un tapis noir.
Démantelée à la fin de l’Exposition, cette réalisation luxueuse a été reconstruite à l’identique sur son emplacement d’origine entre 1983 et 1986.

Source : Bach Quatre

Source : Galatas

Source : Fernando López-Azcárate Fernández

Source : I. Brnic
Erigées en contrebas des escaliers d’accès au Palacio Nacional, entre le palais Alfonso XIII et le palais de la reine Victoria Eugenia, les quatre colonnes monumentales imaginées par Josep Puig i Cadafalch constituent le témoin d’une histoire récente mouvementée.
Construites en 1919 à l’emplacement de l’actuelle Fontaine magique, ces colonnes à chapiteaux ioniques au nombre de quatre pour symboliser les barres du drapeau catalan s’inscrivaient dans un projet d’exposition destiné à promouvoir le dynamisme économique de la Catalogne mais qui, jugé trop nationaliste par le pouvoir central de Primo de Rivera, fut abandonné et remplacé par celui de l’Exposition Universelle.
Aussi, tandis qu’elles devaient être surmontées de statues ailées commémorant des victoires militaires, ces colonnes de brique hautes de 20 mètres pour un diamètre de 2,5 mètres furent démolies en 1928, afin qu’elles ne puissent pas constituer un moyen de promouvoir la langue et la culture catalanes.
Répliques en pierre artificielle situées à proximité de l’emplacement originel, les colonnes actuelles ont été inaugurées en 2011.
Vaste édifice composé d’un imposant corps central rectangulaire surmonté d’une grande coupole ovale, d’un dôme et de quatre tours carrées, ainsi que de deux petites ailes latérales couronnées elles aussi de dômes, le Palacio Nacional qui a été bâti dans l’alignement de la place d’Espagne et de l’avenue María Cristina abrite actuellement le Musée national d’art de Catalogne.
Situés derrière le Palacio Nacional, le Palacio Albéniz et les jardins Joan Maragall constituent la résidence barcelonaise officielle du roi d’Espagne.
Alors qu’elle disposait déjà d’une résidence moderne dans le quartier de Pedralbes, la famille royale confia à Juan Moya le soin de construire un nouveau palais dans l’enceinte même de l’Exposition, de manière à limiter ses déplacements durant l’événement. Inspiré de l’architecture néoclassique française, le palais royal qui a été inauguré en 1929 est un bâtiment de pierre et de brique doté d’une couverture d’ardoise dont la décoration intérieure de style empire comprenait notamment une galerie des glaces et une tapisserie de Goya.
Rebaptisé Palacio Albéniz suite à l’installation d’un buste du compositeur et pianiste Pavelló Albéniz dans les années 1930, ce palais qui a conservé son affectation initiale alors qu’il avait été pressenti pour accueillir un musée de la musique a été rénové, agrandi et décoré de peintures de Salvador Dalí, au cours de travaux qui s’achevèrent en 1970.
Dessinés par un paysagiste français, les jardins attenant qui ont été rebaptisés en 1970 du nom d’un poète catalan ont bénéficié de la démolition des pavillons des Missions et de l’Art moderne pour être étendus. Harmonieuse composition ponctuée de bassins, de fontaines, de colonnes et de 32 sculptures, ces jardins formés d’allées bordées d’arbres, de vastes pelouses et de parterres de fleurs, incluent également dans leur périmètre la chapelle de l’ancien couvent de Santa Madrona (chapelle Sant Fruitós).
Aménagé dans une ancienne carrière de pierre située derrière le Palacio Nacional, le Jardin botanique historique qui a été inauguré en 1930 abrite des plantes originaires du monde entier. Sélectionné pour accueillir l’Institut botanique de Barcelone et sa précieuse bibliothèque en 1940, ce jardin qui possède les arbres les plus hauts de la ville a été contraint de fermer ses portes au public de 1986 à 2003, en raison de risques de glissements de terrain occasionnés par les travaux de construction des voies d’accès au Parc olympique.
Renommé Jardin botanique historique au moment de sa réouverture pour éviter toute confusion avec le Jardin botanique aménagé à proximité durant sa sécurisation et sa réorganisation, il a été associé à la nouvelle structure pour former le Musée national de sciences naturelles de Catalogne.
Caractérisé par des températures inférieures à celles des terrains environnants, ce qui autorise l’épanouissement de plantes adaptées à des climats frais, ce jardin situé dans une cuvette est un conservatoire de la flore qui a notamment permis de sauvegarder l’emblématique Lysimaque de Minorque puis de la réintroduire sur l’île éponyme dont elle avait disparu.

Source : a4ef0

Source : Pedro Salcedo i Vaz

Source : joan belsa

Source : juan palazon navarro

Source : mqboix

Source : mqboix
Imaginé par Josep Puig i Cadafalch et réalisé par Francesc Folguera et Ramon Reventós, ce projet qui devait initialement s’appeler Iberona en référence aux anciens habitants de la Catalogne a été renommé par Primo de Rivera dans une volonté d’exclure toute trace de nationalisme catalan.
Promis à la démolition dès la fin de l’Exposition, ce village idéalisé a pu contre toute attente être conservé jusqu’à aujourd’hui, grâce à l’engouement qu’il est parvenu à susciter chez le public depuis son ouverture.
Devenu un pôle touristique incontournable, il abrite actuellement de nombreux artisans, des restaurants traditionnels, des boutiques, des discothèques, un campus consacré aux arts plastiques et scéniques ainsi que la Fondation Fran Daurel qui y expose des œuvres d’art contemporain.
Entrée principale du Pueblo español

Source : Núria Pueyo
et Palacio de San Cristóbal

Source : magic surf bus

Source : EAN

Source : EAN
Casa Barreda et La Casona

Source : EAN
Place de Sant Jordi (mirador del Llobregat)

Source : Cassio Scomparin
Partiellement démoli après la guerre civile afin de construire un immeuble d’habitations, ce complexe situé à l’est du Palacio Nacional a été occupé par le marché aux Fleurs jusque dans les années 1970.
Réhabilités à partir des années 1980, les bâtiments qui ont subsistés jusqu’à aujourd’hui abritent désormais l’espace scénique municipal Marché aux fleurs ainsi que le théâtre Lliure qui forment, en association avec l’Institut du théâtre qui réside depuis 2000 dans un vaste bâtiment moderne bâti par Ramón Sanabria à l’emplacement de l’ancienne aile nord du palais, avec le théâtre Musical de Barcelone et le théâtre Grec, la cité du Théâtre.
Installé dans l’un des bâtiments du palais de l’Agriculture lors de sa fondation en 1983, l’espace scénique municipal Marché aux fleurs qui est aujourd’hui reconnu comme un centre de référence dans le domaine de la danse et des arts du mouvement a immédiatement rencontré un vif succès, ce qui lui a permis d’entreprendre une restructuration majeure de l’édifice qui l’accueille.
Inauguré en 1985 au terme de lourds travaux qui n’ont permis de conserver que les façades et quelques éléments du hall d’entrée, le bâtiment réaménagé dont le dôme de 12 mètres de diamètre a été décoré par Miquel Barceló dispose de deux salles, à savoir la salle Maria Aurèlia Capmany qui compte 664 places et la petite salle Sebastià Gasch qui peut accueillir 80 personnes.
Détruite lors de la construction de l’Institut du théâtre, la salle supplémentaire Ovidi Montllor qui avait ouvert ses portes en 1990 a été remplacée par une salle homonyme de 320 places installée dans l’enceinte de l’Institut.
Prestigieux théâtre de Barcelone, le Teatro Libre (Teatre Lliure) qui a été créé en 1976 dans le quartier de Gràcia par des artistes indépendants s’est installé dans une aile du pavillon de l’Agriculture en 2001, après des travaux qui ont permis d’y aménager deux salles modernes équipées d’une machinerie performante capable de modifier leur configuration en quelques minutes.
Outre la salle Puigserver et l’espace Lliure qui comptent respectivement 736 et 172 places, le bâtiment dont l’architecture extérieure a été préservée dispose de salles de répétition, d’une salle de classe, d’une salle de presse ainsi que d’une bibliothèque thématique.
Parmi les multiples curiosités architecturales situées en contrebas du Palacio Nacional figurent également l’ancien palais des Sports, bâti à l’emplacement du palais des Arts décoratifs et appliqués en 1955 puis rebaptisé Barcelona Teatre Musical en 2000 lors de sa reconversion en une salle de spectacle, ainsi que le palais de la Presse et le pavillon de Barcelone qui abritent le siège de la Guardia Urbana derrière leurs façades de brique rouge.

Source : Pep Herrero

Source : Josep M Gallofre

Source : Yeagov

Source : Canaan
Conçu par Raimon i Reynals et Pelai Martínez, ce bâtiment de 4000 m² est occupé par le musée Archéologique de Catalogne depuis 1935.
Réalisé par Josep Maria Ribas i Casas et Manuel Maria Mayol à l’occasion de l’Exposition Universelle, le pavillon de la Caisse d’épargne de Barcelone (Caja de Ahorros y Pensiones de Barcelona) est une construction d’initiative privée à l’architecture hétéroclite, voisine du musée Archéologique.
Occupée par l’Institut cartographique de Catalogne depuis 1982, elle renferme un riche fond cartographique qui couvre la période allant du XVIe siècle à l’époque actuelle.
Installé dans un ancien pavillon de l’Exposition Universelle lors de sa création en 1949, le musée Ethnologique de Barcelone, alors dénommé musée Ethnologique et Colonial, est un musée municipal dont l’actuel bâtiment hôte, juxtaposition de modules hexagonaux dotée d’une entrée surmontée d’un imposant bas-relief, a été édifié en 1973 à l’emplacement de la construction initiale.
Exposant à l’origine uniquement des objets en provenance de territoires sur lesquels s’est exercée la domination espagnole, ce musée qui a remobilisé une partie des collections du pavillon des Missions a continuellement enrichi ses fonds par le biais de campagnes de collecte organisées dans le monde entier, d’acquisitions de collections et de donations.
D’autre part, après avoir fusionné en 1962 avec le musée des Industries et des Arts populaires qui conservait une multitude d’objets relatifs à la vie dans les différentes régions de la Catalogne, il a poursuivi le travail d’étude engagé par celui-ci et élargi les collectes à d’autres régions espagnoles.
Aménagé dans une ancienne carrière de pierre dont la paroi fait office de mur à l’arrière de la scène, le théâtre Grec qui a été construit en 1929 sur le modèle du théâtre antique d’Epidaure constitue un équipement culturel en plein air associé à de magnifiques jardins qui abritent un petit bâtiment blanc conçu pour recevoir des formations musicales puis reconverti en restaurant.
Délaissé de la guerre civile à sa réinauguration en 1952, ce théâtre de 460 m² en mesure d’accueillir 1900 spectateurs a à nouveau été fermé entre 1969 et 1972 puis brièvement privatisé de 1973 à 1975, avant de repasser en 1976 sous la gestion de la municipalité qui l’a redynamisé en initiant le Festival grec, réitéré depuis chaque été, à l’exception de l’année 1979.

Source : patrimoni.gencat

Source : Pedro Salcedo i Vaz

Source : juan palazon navarro

Source : Gustau Molas

Source : narcisfont

Source : Romain11
Aménagé par Jean-Claude Nicolas Forestier et Nicolas M. Rubió Tudurí, ce parc luxuriant de 3,16 hectares inspiré des jardins mauresques de Grenade est un parc en terrasses qui s’articule autour de l’ancien jardin de l’avocat Josep Laribal, devenu la propriété de la municipalité en 1908.
Célèbres pour leurs balustrades dans lesquelles s’écoulent des filets d’eau, les escaliers monumentaux del Generalife qui se dressent derrière la Fondation Joan Miró sont inspirés de ceux présents dans les jardins éponymes. Accompagnés de bancs de pierre, ces escaliers qui accueillent de petites fontaines sur leurs paliers constituent l’accès sud des jardins du théâtre Grec.
Signalée par trois grands platanes déjà présents avant son aménagement, la section située en contrebas des jardins du théâtre et reliée à ceux-ci par un ascenseur en service à l’occasion des représentations occupe une ancienne carrière dont les parois procurent au visiteur une sensation d’espace fermé, ce qui lui a valu d’être baptisée la place du Cloître.
Articulation entre la partie supérieure relativement plane du parc et la partie inférieure aménagée en terrasses, une pergola mirador dont les piliers blancs alternent avec des plantes en pot constitue le point de départ d’une cascade artificielle, la cascade del Gat, qui se compose de quatre sections inclinées intercalées de petits canaux permettant la traversée des chemins tracés sur les terrasses.
Ancien lieu de festivités populaires où un restaurant se dresse à proximité de la célèbre fontaine du Chat depuis la fin du XIXe siècle, les jardins de la Font del Gat qui occupent une position centrale sont un espace clos qui comprend, outre le restaurant et ladite fontaine dont l’eau s’écoule depuis une tête de félin sculptée, un ascenseur moderne qui y a été installé afin de connecter la cour aux niveaux supérieurs. Surmonté d’un médaillon qui représente deux chats, l’imposant porche de cette section est relié à une placette au centre de laquelle trône un petit bassin carré entouré d’un dallage ocre et bleu.
Occupant l’ouest des jardins, la roseraie de la Colla de l’Arròs qui doit son nom à une organisation politico-gastronomique dont les membres se réunissaient à cet emplacement, dans un petit bâtiment aujourd’hui disparu, se compose de parterres rectangulaires de roses anciennes disposés autour d’un bassin carré central tapissé de carreaux émaillés. Accessible depuis les jardins de la Font del Gat par une petite place ornée d’une fontaine décorée de carreaux en céramique ocre, elle l’est également par une pergola aux piliers de brique qui relie la sculpture féminine en marbre de style art-déco située sur sa bordure sud à une tonnelle végétale formée de cyprès.
Constitué d’un grand bassin circulaire avec des jets d’eau centraux et d’une structure en arcades d’inspiration antique qui délimite un périmètre destiné à mettre en valeur une statue de femme, un vaste jardin arboré qui occupe l’espace entre le musée archéologique et les jardins de Laribal fonctionne comme une extension de ces derniers, avec lesquels il s’articule parfaitement.

Source : Verosi.

Source : Fábián Tamás

Source : RaulGonzalez

Source : jabaeyens

Source : Verosi.

Source : Petteri Kantokari
Section centre-ouest : le sport et la botanique mis à l’honneur
Principal site des Jeux olympiques de 1992, la colline de Montjuïc concentre les édifices les plus marquants de l’événement, à savoir le stade Olympique, le palais Sant Jordi, les piscines Bernat Picornell, le bâtiment de l’Institut national d’éducation physique et la tour Calatrava, regroupés sur son sommet en un complexe baptisé l’ « Anneau olympique » du fait de leur disposition elliptique, auxquels s’ajoutent plusieurs infrastructures situées en contrebas.
Inauguré en 1929 puis démoli avant les Jeux, exception faite de ses façades, de manière à pouvoir procéder à des travaux destinés à accroître sa capacité d’accueil, le stade Olympique où se déroulèrent les épreuves d’athlétisme ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture s’anime régulièrement lors de compétitions sportives et de concerts.
Espace polyvalent couvert achevé en 1990, le palais Sant Jordi où furent notamment organisées les épreuves olympiques de gymnastique accueille désormais des rencontres sportives et des spectacles de nature variée.
Formées de trois bassins extérieurs lors de leur construction en 1970, les piscines Bernat Picornell ont été réaménagées en préalable à la tenue des Jeux et disposent depuis lors d’une couverture au dessus du bassin d’entraînement.
Inauguré en 1991 et aujourd’hui fréquenté par environ un millier d’étudiants, le bâtiment de l’Institut national d’éducation physique de Catalogne est un édifice de 30 000 m² structuré autour de deux patios couverts dans lequel furent organisées les épreuves olympiques de lutte.
Devenue l’un des symboles de l’événement sportif grâce à sa forme qui rappelle un athlète portant la flamme olympique, la tour Calatrava (tour Telefónica) qui atteint une hauteur de 136 mètres a été construite entre 1989 et 1992, afin de permettre une retransmission télévisée optimale des Jeux.

Source : eikisan

Source : Barcelona2011
Initialement constitué de plantes préalablement employées pour décorer l’Exposition, ce jardin qui s’étend sur deux niveaux reliés par de larges escaliers de pierre s’est continuellement enrichi de nouvelles essences jusqu’à la fin des années 1980, en dépit d’une interruption entre 1937 et 1945.
Agrémenté de pergolas aux piliers de pierre sur sa partie supérieure et parsemé de nombreuses pancartes explicatives, il regroupe aujourd’hui environ 230 espèces végétales originaires du monde entier, dont certaines très rares, plantées suffisamment espacées pour permettre d’évaluer leur résistance et leur capacité de développement dans les conditions climatiques locales.
Depuis 2003, ce jardin signalé par un campanile d’acier abrite également le mémorial du sida qui consiste en un olivier, symbole de paix et d’éternité, entouré d’un parterre de dalles de pierre allongées sur lesquelles ont été inscrits les vers d’un poème.
Espace de 14 hectares consacré à la végétation des milieux méditerranéens, le Jardin botanique qui a été aménagé sur une ancienne décharge située au sud-est de l’Anneau olympique a été inauguré en 1999, alors que le Jardin botanique historique faisait l’objet de travaux de sécurisation.
Caractérisé par un profil en pente, ce jardin qui regroupe les plantes suivant leur origine géographique est divisé en huit stations consacrées respectivement à la Méditerranée occidentale, à la Méditerranée orientale, à l’Afrique du Nord, aux Iles Canaries ainsi qu’aux territoires climatiquement analogues de l’Australie, de l’Afrique du Sud, du Chili et de la Californie. De surcroît, afin de reconstituer des paysages naturels similaires à l’existant, les espèces végétales de chaque aire sont associées par affinités, individualisant ainsi 71 zones écologiques distinctes.

Source : Mick 10

Source : yetiazerty

Source : Laura Sayalero

Source : Laura Sayalero
Section sud-ouest : rencontre avec l’éternité
Ouvert en 1883 du fait de l’incapacité des cimetières existants à s’étendre pour faire face à l’accroissement des demandes de concessions engendré par l’explosion démographique de la ville, le cimetière du Sud-Ouest qui occupe avec le parc del Mirador del Migdia voisin une portion conséquente du versant sud de la colline, constitue le principal lieu d’inhumation de Barcelone.
Conçue par Leandro Albareda à la demande de la bourgeoisie, cette immense nécropole de 550 000 m² aménagés en terrasses est un manifeste de l’architecture moderniste qui regroupe plus de 150 000 sépultures, dont une majorité se présente sous la forme de compartiments superposés sur plusieurs niveaux, afin de réduire leur emprise au sol.
Toujours en service bien qu’un immense cimetière intercommunal ait dû être créé en périphérie de la ville en 1972 en raison de la raréfaction des emplacements disponibles, ce cimetière œcuménique qui a prévu dès sa fondation des périmètres réservés aux non catholiques a été modernisé avec la création d’un crématoire et de jardins dédiés à la dispersion des cendres, la mise en place d’un service de navettes ou encore l’installation d’un système électronique de localisation des tombes.
Assez vaste pour que ses allées aient été baptisées telles des rues, cette cité des morts parsemée de mausolées et de sculptures constitue l’élément majeur du chemin de découverte des cimetières de Barcelone, du fait de sa richesse historique et artistique.

Source : Emily Prachthauser

Source : Patrycja&Michal Chromy

Source : Graciel.la Vidal

Source : Graciel.la Vidal

Source : Graciel.la Vidal

Source : Graciel.la Vidal

Source : jorapa
Section est : histoire militaire et espaces verts
Essentiellement couverte d’une juxtaposition de parcs sur sa partie nord alors que sa partie sud se caractérise par un relief escarpé dominé par la citadelle, cette portion très fortement végétalisée de la colline peut-être subdivisée en deux sous-zones distinctes.
Situés entre la place où s’élève la colonne Christophe Colomb et l’extrémité nord-est de la colline, la place de la Carbonera et les jardins de la Porta de Montjuïc (jardins de Walter Benjamin) constituent le point de départ d’un itinéraire botanique élaboré par la municipalité afin de mettre en valeur ses espaces verts. Etape suivante dudit parcours, les Hortes de Sant Bertran dont le nom provient de la présence jusqu’au début du XIXe siècle d’une chapelle dédiée à Saint Bertrand et de jardins potagers attenants, débouchent sur le passage de les Bateries qui permet d’accéder aux trois parcs que sont le parc del Mirador del Poble-Sec, les jardins de Miramar et les jardins de Mossèn Costa i Llobera.
Association d’une zone en pente sur laquelle ont été plantées des essences méditerranéennes à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1929 et d’un parc urbain aménagé en contrebas sur une section plane de dimension plus réduite, le parc del Mirador del Poble-Sec est un jardin mixte de 2,8 hectares dont l’espace forestier, parcouru de chemins et d’escaliers de pierre permettant de gravir les multiples terrasses, offre une vue panoramique sur le port et la ville.
Surplombé par les jardins de Miramar, ce parc agrémenté d’une cascade artificielle de 18 mètres de haut qui s’écoule depuis un petit bassin dans un second plus grand où s’épanouissent des plantes aquatiques est prolongé de part et d’autre par les jardins de Mossèn Costa i Llobera et par le parc de la Primavera.
Aménagés au niveau d’une ancienne carrière de pierre occupée par des batteries anti-aériennes, les jardins de Mossèn Costa i Llobera qui ont été inaugurés en 1970 possèdent un microclimat chaud propice à l’épanouissement de l’une des plus importantes collections mondiales de cactus, euphorbes et autres succulentes, à laquelle s’ajoute une sélection de palmiers, de plantes tropicales et de plantes méditerranéennes.
Ambitieux projet inspiré par la vigueur de plantations de cactées effectuées durant les années 1930, ces jardins qui regroupent plus de 800 espèces sur 3,16 hectares ensoleillés et bien drainés grâce à leur forte pente ont été fermés de 2006 à 2011, afin de procéder à leur réaménagement qui, en raison d’importants problèmes d’instabilité des sols, a nécessité de coûteux travaux de sécurisation avant de pouvoir entreprendre la fertilisation des terres et le renouvellement d’une partie des plantes.
Etape majeure du parcours botanique grâce à leur importante diversité biologique et à des spécimens végétaux remarquables, ces jardins ponctués de sculptures en bronze comptent également des points de vue imprenables sur le port et sur les falaises faisant face à la mer, parmi lesquels le Mirador de la Puntaire.
Accessibles à la fois par de majestueux escaliers destinés à relier la section maritime de l’Exposition Universelle de 1929 avec les installations implantées sur la colline, par l’entremise du téléphérique du Port et depuis les jardins environnants, les jardins de Miramar qui sont situés au niveau d’un balcon connu sous le nom de Plaza de la Armada, offrent une vue panoramique sur la ville et la mer qu’ils dominent de 60 mètres.
Œuvre du paysagiste Jean-Claude Nicolas Forestier, ces jardins en terrasses de 5880 m² intégrés au parcours botanique qui se poursuit plus à l’ouest par le Camino dels Cims comportent une végétation abondante et variée sur leurs niveaux inférieurs, tandis que la terrasse principale où s’élève un hôtel de luxe aménagé dans un ancien pavillon de 1929 est occupée par la juxtaposition d’une fontaine centrale, d’une allée d’arbres remarquables aux racines tourmentées et de magnifiques jardins à la française où trônent deux statues féminines.
Siège de la chaîne de télévision TVE de 1959 à 1983, le pavillon conçu par Ramon Raventós pour accueillir un restaurant durant l’Exposition a été reconverti en un établissement hôtelier haut de gamme en 2006, au prix d’importants travaux d’agrandissement qui n’ont préservé que la façade principale.

Source : josevet69

Source : e-viñuela-alvarez

Source : Bartolomé Muñoz

Source : juliome

Source : e-viñuela-alvarez

Source : e-viñuela-alvarez
Également entourés par les jardins de Miramar, les jardins de Mossèn Cinto Verdaguer et la piscine municipale de Montjuïc, ces jardins de 5,3 hectares inaugurés en 2003 et intégrés au parcours botanique sont survolés par le premier tronçon du téléphérique sus-cité.
Parcourus de rampes en lacets et d’escaliers en pierre, ces jardins dont l’entrée principale consiste en une place au milieu de laquelle trône la fontaine de la Bellesa ont conservé, outre la majorité des végétaux déjà présents, une série de statues en bronze représentant notamment Charles Chaplin et Carmen Amaya ainsi que deux constructions réalisées en 1965, à savoir le kiosque Damm qui accueillait un bar-restaurant appartenant à la brasserie du même nom et le bâtiment Para-Sol dont la couverture hexagonale qui repose sur un pilier unique rappelle la forme d’un parapluie.
D’autre part, afin de préserver le caractère ludique de cet espace, des équipements originaux conçus pour découvrir les sons, une tyrolienne ou encore des jeux d’escalade ont été installés dans trois zones consacrées aux enfants, se substituant aux attractions antérieures telles que le tunnel de la Terreur qui circulait dans les galeries de l’ancienne poudrière Álvarez de Castro, dont subsiste un pan de la façade principale.
Initialement constituée d’un unique bassin extérieur inauguré en 1929 puis agrandi en 1955, la piscine municipale de Montjuïc qui a été construite sur une parcelle située en contrebas de l’entrée principale des jardins Joan Brossa comporte aujourd’hui un bassin de 25 mètres et un second équipé de plongeoirs, conséquence d’un important réaménagement réalisé en 1990 afin de permettre le déroulement des épreuves olympiques de water-polo et de plongeons.
Situé en dessous de la piscine municipale de Montjuïc, au contact des immeubles d’habitation, le parc de la Primavera est un jardin public de 1,9 hectare qui s’articule autour de deux vastes esplanades aménagées respectivement au sommet et en contrebas d’un promontoire rocheux sillonné de rampes et d’escaliers.
Libéré des taudis, des ateliers et des entrepôts qui l’occupaient lors d’une vaste opération de démolition menée durant la préparation des jeux olympiques, cet espace a été sélectionné pour accueillir conjointement un jardin public et un important centre de tri des déchets municipaux qui, afin de limiter son incidence visuelle, a fait le choix d’une architecture souterraine. L’esplanade inférieure qui accueille notamment des jeux pour enfants a ainsi pu être aménagée sur la couverture de ce centre baptisé Parque de Limpieza, lui permettant d’être intégré dans le périmètre du parc.
Du fait du fort dénivelé du promontoire contigu, cette décision a toutefois impliqué d’effectuer d’importants travaux de terrassement pour parvenir à connecter les deux sections du parc, ce qui s’est traduit par la création de nombreux talus et terrasses soutenus par des murs de gabions.
En outre, un ancien abri anti-aérien creusé sous le promontoire a également été réhabilité et ses abords réaménagés, afin d’y installer un musée consacré à l’histoire de la ville.
Réalisés par étapes entre 1962 et 1969, les jardins du Mirador del Alcalde qui ont été aménagés sur un terrain en forte pente situé en face de la gare intermédiaire du téléphérique de Montjuïc, s’étendent sur quatre niveaux reliés par des escaliers.
Accessible en particulier depuis la place de la Sardana dont la sculpture éponyme qui figure des personnages formant la ronde caractéristique de cette danse traditionnelle signale l’accès aux esplanades qui dominent les jardins Joan Brossa, ce parc de 1,38 hectare aux pentes engazonnées ponctuées de pins et de palmiers offre une vue exceptionnelle sur la ville et la mer depuis notamment sa plateforme inférieure qui surplombe les jardins de Mossèn Costa i Llobera.
Tandis que la terrasse supérieure consiste en une place au sol orné d’une mosaïque réalisée par Joan Josep Tharrats à l’aide de matériaux de récupération très divers, les deux niveaux intermédiaires confiés à l’auteur de la Fontaine magique Carles Buïgas se caractérisent par la présence d’une imposante fontaine composée d’une cascade artificielle en paliers qui s’écoule entre deux bassins agrémentés de jets d’eau.

Source : Joel Marimon Bonet

Source : lingureanu manuel

Source : txllxt

Source : jabaeyens

Source : trumsi

Source : guiem

Source : niko70

Source : Maciejk
Constitués en grande partie d’espaces engazonnés ponctués d’un mélange d’arbres locaux et allogènes, ces jardins en pente douce de 4,3 hectares consacrés à la fois aux plantes à bulbe et à rhizome et aux plantes aquatiques sont parsemés de parterres de fleurs d’une surface cumulée de 2800 m² qui mobilisent notamment 80 000 bulbes, auxquels s’ajoutent deux sculptures féminines ainsi qu’une trentaine de petites piscines aménagées dans leur partie sud pour accueillir des plantes aquatiques. Alimentées en amont par un petit bassin traversé par une passerelle de bois, ces piscines carrées sont disposées en enfilade de part et d’autre d’un large escalier au pied duquel s’étend un étang artificiel.
Dernière étape du parcours botanique, ces jardins très colorés dont l’entrée principale située en face des jardins Joan Brossa débouche sur un immense blason végétal de la ville majoritairement réalisé à l’aide de plantes à bulbe, constituent un point de vue privilégié sur la cité et ses environs.
Construit à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1929, le funiculaire qui relie le centre-ville à la gare de style noucentiste située à la limite nord des actuels jardins de Mosèn Cinto Verdager, comprenait à l’origine une seconde section qui prolongeait la ligne jusqu’à la citadelle.
Abandonnée lors de la guerre civile, cette installation rénovée et remise en service en 1965 a connu, en dépit d’un parc d’attraction aménagé à l’emplacement des actuels jardins Joan Brossa pour la dynamiser, des difficultés financières qui ont conduit à sa faillite puis à son rachat par le réseau de transport public en 1972. A nouveau menacée de fermeture en 1981 puis amputée de sa section supérieure du fait de la concurrence exercée par le téléphérique, elle connait finalement un fort regain d’intérêt depuis l’organisation des Jeux olympiques, en prévision desquels de nouvelles rames de grande capacité ont été mises en service.
Modernisé entre 2004 et 2007 afin de maintenir ce mode de transport pour relier le site de la gare amont du funiculaire à la citadelle, le téléphérique de Montjuïc qui a été construit entre 1969 et 1970 survole les jardins Joan Brossa avant d’opérer un changement de direction de l’ordre de 90° au niveau d’une gare intermédiaire située au dessus de ceux-ci, puis de poursuivre son ascension en direction de la gare terminale d’architecture moderne accolée au rempart externe.

Source : Verosi.

Source : e-viñuela-alvarez

Source : Verosi.

Source : John Goodall
Maintenue en activité après l’événement afin d’alimenter les nombreux espaces verts de la ville, cette pépinière qui produit annuellement 225 000 plantes est constituée d’une section historique de 2,8 hectares consacrée à la reproduction des végétaux et au stockage des spécimens de petite taille ainsi que, depuis 1985, d’une extension de 6 hectares où sont entreposés arbres et plantes à fleurs.
Œuvrant pour la préservation de la ressource hydrique, elle s’efforce de produire des variétés peu sensibles à la sécheresse et utilise, pour assurer l’alimentation de l’ensemble des parcs de la colline, de l’eau issue non plus de la source mais d’un captage dans la nappe phréatique réalisé près du Grand Théâtre du Lycée, sur l’avenue de la Rambla.
Alors que la partie historique qui conserve son organisation originelle est mise en valeur par un itinéraire de découverte qui permet notamment d’observer les serres, l’atelier de mise en pot et les parcelles consacrées respectivement aux plantes aquatiques et ombrophiles, l’extension qui est accessible au public depuis 1993 se présente sous la forme d’un parc en terrasses sillonné par une allée en zigzag, au milieu duquel ont été aménagés deux petits espaces dédiés respectivement à l’écologiste allemande Petra Kelly et au sculpteur allemand Joseph Beuys.

Source : njellis
Installée au nord-ouest des pépinières Tres Pins, dans un grand bâtiment de béton et de verre construit par Josep Lluís Sert sur une parcelle contiguë aux jardins de Laribal et du théâtre Grec, elle assure la conservation de plus de 14 000 pièces dont la majorité a été cédée par l’artiste lui-même. Agrandi entre 1986 et 1988 puis à nouveau en 2001 afin, outre d’accroître les surfaces d’exposition et d’y aménager un restaurant, d’ajouter une bibliothèque spécialisée dans les arts des XXe et XXIe siècles ainsi qu’un auditorium utilisé pour des conférences, des concerts ou encore des pièces de théâtre, ce bâtiment structuré autour de patios et volontairement ouvert sur l’espace public est renommé pour son exposition permanente qui aborde les multiples facettes de l’œuvre de Joan Miró.
Également appelée Centre d’études de l’Art contemporain, cette institution qui organise conjointement des expositions temporaires consacrées à d’autres artistes de la même période, contribue à faire découvrir de jeunes artistes grâce à un espace dédié à leur travail.

Source : petr voda

Source : John Goodall
Utilisée par la suite pour mater des révoltes populaires et emprisonner des opposants, elle a été partiellement cédée à la ville en 1960 puis intégralement en 2007, ce qui a permis sa transformation en un musée militaire puis l’installation d’un Centre international pour la Paix.
Caractérisé par des terrains à la déclivité très prononcée à mi-hauteur desquels se dresse un phare en service depuis 1906, l’espace en partie inaccessible qui s’étend entre la citadelle et le port de commerce est une réserve naturelle qui constitue l’une des dernières zones préservées de la colline.

Source : Puigalder

Source : Dmitry Rostopshin